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Éducateurs équipes 2 et 3 : les héros invisibles du foot amateur

⏱️ Temps de lecture : 14 min

Les héros invisibles du football amateur : Plaidoyer pour les éducateurs d’équipes 2 et 3

Dans le football amateur français, ils sont des milliers à entraîner chaque semaine sans reconnaissance ni rémunération.
Les éducateurs d’équipes 2 et 3 accueillent les gamins refusés par les équipes 1, ceux jugés “trop gros”, “trop petits”
ou “pas assez doués”. Pourtant, ce sont eux les véritables bâtisseurs des clubs.

Résumé terrain :
Les éducateurs des équipes 2 et 3 portent le club sur leurs épaules. Ils récupèrent les “oubliés”, reconstruisent la confiance, et font grandir des gamins que la championnite aurait écrasés.


Les héros invisibles du football amateur

Ils ne font jamais la une des journaux de clubs. Leurs noms n’apparaissent pas sur les photos d’équipes mises en valeur. Pourtant, ce sont eux les véritables bâtisseurs du football amateur. Les éducateurs d’équipes 2 et 3, ces passionnés de l’ombre qui transforment les refusés d’hier en révélations de demain.

Affiche football amateur : respectez vos éducateurs. Ils forment, ils n’écartent pas, sans eux pas de club – Brigade du Foot
Football amateur : « Respectez vos éducateurs ». Ils forment, n’abandonnent personne et font vivre les clubs – www.brigadedufoot.com


Dialogue de parent (vu partout le week-end)

Parent : « On nous a dit qu’il n’avait pas le niveau… »

Coach : « Ici, on ne colle pas d’étiquette. On bosse, on progresse, et surtout on garde le sourire. »


Le choix du défi plutôt que de la facilité

Prendre une équipe 2 ou 3, ce n’est pas un choix par défaut. C’est souvent un choix conscient, celui du défi.

Pendant que certains se battent pour avoir les onze meilleurs gamins d’une catégorie, d’autres lèvent la main pour accueillir tous ceux que la « championnite » aura écartés. Trop gros, trop petit, pas assez doué… Ces verdicts tombent comme des couperets dans le cœur des enfants. Et c’est là que commence le vrai travail d’éducateur.

Car avoir les meilleurs joueurs entre les mains, franchement, n’importe qui peut le faire. Le véritable talent, c’est de prendre une bande de gamins hétéroclites, de leur redonner confiance, de leur faire découvrir qu’avec du travail et du plaisir, ils n’auront rien à envier à personne. C’est de se dire, en ce début de saison qui s’annonce longue : « Allez, on y va. Ça va être dur, mais ça va être beau. »

Parole de parent :
« On m’a dit que mon fils n’avait pas le niveau. Ce coach-là l’a accueilli sans poser de question. Aujourd’hui, il ne rate plus un entraînement et il a retrouvé le sourire. Rien que pour ça, respect. »

Football amateur : respect, transmission et esprit club – éducateurs et jeunes au bord du terrain – Brigade du Foot
Football amateur : l’essentiel, c’est la formation, le respect et l’humain. www.brigadedufoot.com


L’éducateur qui n’abandonne personne

Un vrai éducateur, ce n’est pas celui qui passe son temps à faire des détections… c’est celui qui forme.

Un vrai éducateur, ce n’est pas celui qui passe son temps à faire des détections tout au long de la saison parce qu’il ne sait pas faire progresser les joueurs mis à sa disposition. Un vrai éducateur, c’est celui qui apprend, qui forme, qui repart de zéro tous les dix mois avec un nouveau groupe, souvent composite, parfois compliqué.

C’est celui qui ne compte pas : un de plus, un de moins, c’est pareil. Parce que le but, au fond, c’est de voir un enfant heureux. Et qui sommes-nous pour faire pleurer un gamin qui veut simplement taper dans un ballon avec ses copains ?

Voir des parents heureux parce que vous n’avez pas refusé leur enfant, c’est une satisfaction qui vaut tous les trophées.

Ces parents-là n’oublieront jamais que vous avez accueilli leur gamin quand d’autres avaient fermé la porte.

Dialogue de coach (le vrai)

Coach : « Moi je m’en fiche de la photo officielle. Je veux juste que les gamins aient envie de revenir mardi. »

Parent : « Franchement, ça… ça n’a pas de prix. »


La philosophie du long terme

Pas de promesses en l’air : juste la vérité. Ça va être dur, mais ça va être formateur.

« Nous allons apprendre. Apprendre à aimer le ballon, aimer ses copains, aimer se faire mal. Je vous promets des défaites pendant plusieurs mois, mais chaque semaine, on sera plus dur à battre jusqu’au moment où le travail payera. »

Voilà le discours de début de saison. Pas de promesses en l’air, pas de rêves de gloire immédiate. Juste la vérité : ça va être difficile, mais ça va être formateur. On ne fera pas des Messi ou des Mbappé, mais on fera tout pour en faire de beaux petits joueurs de ballon. Des gamins qui comprennent le jeu, qui savent se battre, qui respectent leurs adversaires et l’arbitre.

Et puis vient ce moment magique : l’année suivante, vos anciens de la 2 ou de la 3 postulent en équipe 1.

Quand les parents vous croisent et vous disent simplement « merci », vous savez que vous avez réussi votre mission. Cette fierté-là ne se mesure pas en points au classement.

Parole de coach :
« La plus belle victoire, ce n’est pas un score. C’est quand un gamin que personne ne voulait passe un cap et croit enfin en lui. »

L’expérience contre le diplôme

Le football amateur traverse une période étrange : parfois, on préfère un papier à 30 ans de terrain.

Le football amateur traverse une période étrange. Les clubs préfèrent souvent confier des équipes à des jeunes sans expérience mais diplômés, plutôt qu’à des éducateurs qui ont trente ans de terrain dans les jambes. Comme si un papier valait mieux que des décennies passées à comprendre comment fonctionne un gamin, comment on le motive, comment on le relève après une défaite.

Oui, les diplômes de la FFF ont leur importance. Mais l’expérience de la vie, l’expérience du terrain, la capacité à lire dans les yeux d’un enfant qu’il traverse une période difficile, ça ne s’apprend pas dans un stage de formation. Ça se forge année après année, défaite après défaite, victoire après victoire.

Être père de deux garçons, ça aide aussi à comprendre comment marche un gamin. À savoir quand il faut pousser et quand il faut rassurer. Quand il faut exiger et quand il faut pardonner.


Quand les jeunes loups refusent d’apprendre

Les jeunes éducateurs doivent apprendre de leurs aînés. Ça devrait être une évidence.

Les jeunes éducateurs doivent apprendre de leurs aînés. C’est une évidence qui devrait couler de source. Le partage d’expérience, la transmission, c’est ce qui fait la richesse du football de formation. Mais souvent, un éduc d’une équipe 1 pense n’avoir rien à apprendre d’un vieux. Son seul plaisir, c’est de faire un match de fin d’entraînement face à la 2 pour montrer que ses gamins et lui sont meilleurs.

Pour l’éducateur de la 2, ces confrontations sont une aubaine. Une occasion de montrer à ses minots le travail à fournir, le niveau à atteindre. Et bizarrement, quand tu commences à accrocher, voire à les battre, ces mêmes coachs refusent soudainement les matchs de fin d’entraînement. Pire encore, ils refusent de faire monter tes gamins en équipe 1, ces mêmes gamins qu’ils avaient écartés en début de saison.

Mais notre rôle, ce n’est pas de s’occuper des problèmes mentaux des éducs des équipes 1.

Nous, on cherche toujours la discussion, l’aide, le mélange, l’évolution. Mais pour les jeunes loups, souvent, tu es de la merde. Même parfois pour le club.


Le football à deux vitesses

Parlons franchement de cette discrimination qui gangrène le football amateur.

Cette différence de traitement qui crée deux mondes parallèles au sein d’un même club.

La Une

  • Le club leur paye tous les tournois.
  • Souvent les beaux et nouveaux maillots.
  • Invitée à visiter des clubs pros.
  • Éducateurs avec un chèque à la fin du mois.
  • Ballons neufs en début de saison.
  • Les boss du club : on les chouchoute.
  • Droit à une partie de terrain complète.
  • Priorité sur les équipements.

La 2 / La 3

  • Tu cherches des tournois gratuits ou tu demandes aux parents une participation.
  • Tu as les jeux qui traînent depuis cinq ans, délavés, parfois troués.
  • Tu es invité à rien. Pas même à l’apéro de fin de saison, parfois.
  • Les éducateurs de la 2 et 3 ? Nada. Rien.
  • Un mélange de tout ce qui traîne : ballons dégonflés, trop durs, de toutes les couleurs.
  • On vient te dire bonjour par politesse. Quand on y pense.
  • Tu partages le terrain avec deux autres groupes.
  • Tu attends gentiment ton tour (petites cages, chasubles, plots…).

Bref, pour être éducateur d’une équipe 2 ou 3, il faut aimer ce qu’on fait et aimer les gamins. Point.

Parce que rien d’autre ne viendra récompenser ton investissement. Ni reconnaissance, ni argent, ni confort matériel.


Mon équipe, c’est le sang

Malgré tout ça, on y retourne. Saison après saison. Parce qu’il y a ces moments où un gamin que tout le monde avait enterré marque son premier but. Parce qu’il y a cette victoire inespérée après trois mois de défaites. Parce qu’il y a ce parent qui te serre la main avec les larmes aux yeux.

On dit toujours « mon équipe, c’est le sang, les petits, mes minots, mes Avengers ». Et c’est vrai.

Ces gamins deviennent une famille. Une bande de super-héros que personne n’a voulu, mais qui ensemble vont accomplir des exploits à leur échelle.


Détester perdre, mais savoir l’accepter

En bon Marseillais, joueur ou coach, la défaite a toujours été insupportable. Et c’est important de transmettre cette saine détestation de la défaite aux jeunes. Leur dire que le foot, c’est un sport, un plaisir, un jeu, mais que comme dans tout jeu, il faut essayer de gagner.

Mais il faut aussi leur apprendre qu’il y aura toujours plus fort.

Que l’important, c’est de progresser chaque semaine, chaque mois, chaque année. De faire en sorte qu’on soit assez bons pour se faire plaisir et ne plus redouter de perdre.

Perdre, c’est la logique des choses. Gagner, c’est parce qu’on aura essayé d’être au-dessus. Apprendre à perdre pour apprendre à gagner, c’est toute une philosophie. Une philosophie que comprennent rarement ceux qui n’ont eu que les meilleurs joueurs entre les mains.


Le respect qui leur est dû

Les éducateurs des équipes 2 ou 3 ne sont pas des éducateurs au rabais.

Alors non, les éducateurs des équipes 2 ou 3 ne sont pas des éducateurs au rabais. Ce sont eux qui font véritablement progresser un club, qui constituent le socle sur lequel tout repose. Ce sont eux qui accueillent tous les gamins, qui les forment, qui leur donnent leur chance.

Et pourtant, ils sont souvent délaissés par ces clubs qui préfèrent donner chaque mois un chèque à un éducateur dont la seule expérience véritable dans le foot se résume à… rien. Ou presque.

Les coachs des équipes 2 et 3 méritent reconnaissance et respect. Ils sont les héros invisibles du football amateur, ceux qui construisent dans l’ombre pendant que d’autres récoltent les lauriers. Ils sont ceux qui transforment des gamins mal dégrossis en joueurs accomplis, des refusés en titulaires, des déçus en passionnés.

Vivent les coachs des équipes 2 et 3. Vous avez tout notre respect.

Et surtout, ne changez rien.

Scène de football amateur : éducateur, jeunes joueurs et vie de club – valeurs, cohésion, plaisir – Brigade du Foot
Le foot amateur, c’est ça : une équipe, un éducateur, des gamins… et beaucoup de cœur. www.brigadedufoot.com

Conclusion (ajout SEO, sans remplacer la tienne)
Si ton club veut grandir, ce n’est pas seulement avec une équipe 1 “qui brille”.
C’est avec une base solide, humaine, fidèle : ces éducateurs qui prennent tout le monde,
qui relèvent ceux qu’on a cassés, et qui transforment un groupe en famille.
Le football amateur a besoin de projecteurs… mais surtout de respect.