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Pourquoi mettre sa Fille au Football Feminin

⏱️ Temps de lecture : 17 min



Football féminin • Parents • Jeunes

Pourquoi mettre sa fille au football féminin ? Un sport complet pour s’épanouir, grandir et s’affirmer

Mis à jour : 12 décembre 2025

Temps de lecture : ~10 min

Public : parents, éducateurs, clubs amateurs
Pourquoi mettre sa fille au football féminin : guide complet pour les parents
Le football féminin, c’est du jeu, de l’équipe, et un vrai terrain de confiance.
📸 Crédit : Brigade du Foot — reproduction autorisée avec mention de la source (brigadedufoot.com).
En une phrase : mettre sa fille au football féminin, ce n’est pas seulement choisir un sport — c’est lui offrir un cadre pour bouger, se faire des amies, prendre confiance et apprendre à s’affirmer dans un collectif.

Beaucoup de parents se posent la question, parfois avec hésitation : “Est-ce que le football est fait pour ma fille ?”
Derrière cette phrase, il y a souvent plusieurs sujets à la fois : la santé, la confiance, le regard des autres, la peur de la blessure, l’ambiance d’un club,
ou tout simplement l’envie de ne pas se tromper.

La réalité, c’est que le football féminin a énormément évolué. Dans de nombreux clubs, il est mieux encadré, mieux structuré, et surtout plus visible.
Et à l’échelle mondiale comme en France, la pratique progresse fortement : la FFF a par exemple publié des chiffres record pour les licences féminines sur la saison 2023-2024
(avec un total dépassant les 250 000 licences féminines). Voir sources en bas d’article.

Pourquoi le football féminin attire de plus en plus (et pourquoi c’est une bonne nouvelle)

Il y a encore quelques années, une fille qui voulait jouer au foot devait parfois “insister”, s’adapter, ou accepter d’être la seule dans un groupe.
Aujourd’hui, dans beaucoup de villes et de villages, ce n’est plus une exception. Le football féminin se développe à tous les niveaux : école de foot,
équipes U11/U13/U15, sections 100% féminines, et passerelles plus claires vers la compétition pour celles qui le souhaitent.

Ce développement est porté par plusieurs facteurs : des programmes dédiés au niveau européen, davantage de projets clubs, plus de visibilité,
et une dynamique globale reconnue par les institutions du football. À titre d’exemple, l’UEFA a annoncé que son programme de développement du football féminin
(WFDP) a soutenu des centaines de projets avec des financements conséquents sur plusieurs années (sources en bas).
Ce que ça change pour les parents : il est plus facile qu’avant de trouver un club avec une section féminine, une équipe stable, un encadrement cohérent et des repères adaptés à l’âge.

Et surtout, l’idée la plus importante : le foot n’est pas “un sport de garçons”. C’est un sport d’équipe, point.
Si ta fille aime courir, jouer, être avec les autres, relever des défis, elle a déjà tout ce qu’il faut pour y trouver sa place.

Les bénéfices physiques du football féminin chez les filles

Un sport complet : endurance, coordination, motricité

Le football est l’un des sports les plus complets. Une séance type mélange course, changements de direction, appuis, sauts, contrôles, passes,
et prise d’information. Résultat : ta fille travaille l’endurance, la coordination, l’équilibre,
la vitesse et la motricité globale sans même avoir l’impression de “faire du physique”.

Ce côté “jeu” est précieux, surtout à l’école primaire. Une enfant qui prend du plaisir bouge davantage, s’investit plus, et progresse naturellement.
C’est aussi un bon moyen de lutter contre la sédentarité, en cohérence avec les recommandations de santé publique qui rappellent l’importance d’une activité physique régulière chez les jeunes
(voir sources WHO/CDC en bas).

Une meilleure relation au corps

Le sport a un impact direct sur la relation au corps. Chez certaines filles, l’adolescence peut amener des complexes, une gêne, ou un retrait.
Le foot peut devenir un espace où le corps n’est pas “jugé”, mais utilisé : courir, accélérer, se placer, tenter, recommencer.
On passe de “comment je suis” à “ce que je peux faire”. Et ça, c’est puissant.

Idée simple à retenir

Le football féminin aide souvent les filles à se sentir capables : pas parce qu’elles doivent être “les meilleures”, mais parce qu’elles constatent leurs progrès semaine après semaine.

Confiance en soi : pourquoi le football aide une fille à s’affirmer

Sur un terrain, une fille apprend à oser

Il y a des sports où l’on peut se cacher. En football, c’est plus difficile : il faut se proposer, prendre une décision, demander la balle,
tenter une passe, un dribble, un tir. Et quand ça ne marche pas, on recommence. Avec le temps, ça crée un automatisme :
j’essaie, je progresse, je gagne en assurance.

La confiance vient des micro-victoires

La confiance en soi ne tombe pas du ciel. Elle se construit par petites étapes :
réussir un contrôle, comprendre un placement, faire une bonne course, récupérer un ballon, encourager une coéquipière.
Ces “petites” choses, mises bout à bout, donnent une grande sensation : “j’ai ma place”.

Sortir des stéréotypes, sans en faire un combat permanent

On n’est pas obligé de “militer” pour que le football fasse du bien. Le simple fait de jouer suffit.
Mais dans les faits, le football féminin offre aux filles un message clair : tu as le droit d’aimer ça.
Tu as le droit d’être compétitive. Tu as le droit d’être dans l’action.
Et plus cette normalité s’installe, plus les filles grandissent avec une liberté supplémentaire.

Compétences sociales : le football féminin, une école de l’équipe

Faire partie d’un groupe (et ne pas être seule)

Le foot, c’est des entraînements, des matchs, des vestiaires, des rituels d’équipe. Pour beaucoup de filles, c’est un lieu où l’on se fait des amies,
où l’on crée un sentiment d’appartenance, où l’on vit des moments simples : un but, une victoire, un fou rire, un trajet, une défaite qui rapproche.

Apprendre à communiquer (même quand on n’ose pas)

Sur un terrain, on apprend à parler : “j’suis là”, “à droite”, “remonte”, “t’as le temps”.
Une fille timide peut y trouver un cadre progressif, parce que la communication a une fonction concrète. Elle ne parle pas “pour parler” :
elle parle pour jouer. Et ce déclic peut se transférer à l’école, puis à d’autres situations de la vie.

Respect, coopération, gestion du conflit

Dans une équipe, tout n’est pas toujours fluide. Parfois on n’est pas d’accord, parfois on se frustre, parfois on se rate.
Mais c’est justement l’intérêt : le football apprend à gérer les désaccords, à se recentrer, à faire passer le collectif avant l’ego.
Quand l’encadrement est bienveillant, ces moments deviennent des apprentissages.

Discipline, cadre, émotions : ce que le foot apprend sans en avoir l’air

La discipline qui sert vraiment : régularité, engagement, responsabilités

Le football féminin n’apprend pas la discipline “militaire”. Il apprend la discipline utile :
venir aux entraînements, respecter les horaires, écouter une consigne, se placer, faire un effort pour l’équipe.
Au fil des saisons, une fille comprend que sa présence compte et que les autres comptent sur elle.

Gérer victoire, défaite et frustration

Un match de foot, c’est un condensé d’émotions. Il y a l’excitation, la pression, la joie, parfois les larmes.
Et c’est sain : dans un cadre sportif, on apprend à vivre ces émotions sans qu’elles débordent.
On apprend à perdre sans se dévaloriser, à gagner sans mépriser, à rester en équipe.

Pour les parents : le plus grand cadeau, c’est souvent d’encourager l’effort plutôt que de commenter le résultat. Un “je t’ai vue te battre” vaut mille analyses tactiques.

À quel âge commencer le football féminin ? (et comment éviter les erreurs classiques)

Dès 5-6 ans : le bon âge pour découvrir

À cet âge, il ne s’agit pas de “former une joueuse”, mais de découvrir le jeu. Les séances doivent être ludiques :
courir, toucher le ballon, jouer à 3 contre 3, apprendre à se repérer.
Si ta fille rentre à la maison en disant “c’était trop bien”, c’est gagné.

Entre 7 et 10 ans : consolider les bases sans rigidité

C’est souvent la période où l’enfant progresse le plus vite : conduite de balle, passes, contrôles, premières notions de placement.
La priorité reste le plaisir, mais on peut introduire des repères simples : lever la tête, se démarquer, jouer avec les autres.

À l’adolescence : un levier énorme pour confiance et appartenance

Beaucoup de filles arrêtent le sport à l’adolescence. Le football peut être un antidote, parce qu’il propose un groupe, un rendez-vous, une identité sportive.
Certaines commencent même tard et s’épanouissent très vite, surtout si le club propose un accueil progressif.
L’important n’est pas “d’être en avance” : l’important est d’être bien entourée.

Erreur fréquente

Mettre trop de pression dès le début (“tu dois être titulaire”, “tu dois marquer”). Le foot, surtout au départ, doit rester un espace où l’on apprend sans peur de rater.

Comment choisir un club de football féminin (et accompagner sa fille au quotidien)

Les 5 critères qui comptent vraiment

  1. Ambiance : est-ce que les joueuses sourient, se parlent, s’encouragent ?
  2. Encadrement : éducateurs formés, consignes claires, respect, pas de cris humiliants.
  3. Projet : progression + plaisir, pas seulement “résultat à tout prix”.
  4. Organisation : infos match, horaires, communication avec les parents.
  5. Place de ta fille : est-elle accueillie, intégrée, considérée ?

Une séance d’essai, c’est révélateur

Quand c’est possible, fais une séance d’essai. En 60 minutes, on voit beaucoup :
la manière de parler aux enfants, le niveau de patience, l’esprit d’équipe, et la façon dont les nouvelles sont intégrées.
Ce n’est pas la “qualité technique” qui doit décider, mais l’environnement.

Le rôle des parents : soutenir, pas piloter

La meilleure posture parentale tient en quelques idées simples :
encourager l’effort, laisser l’enfant vivre son sport, éviter de refaire le match, et
parler d’abord du plaisir.
Si ta fille veut discuter tactique, très bien. Sinon, un “t’as pris du plaisir ?”
suffit.

Phrase utile (et apaisante) : “Je suis fier/fière de toi parce que tu t’es engagée.”
Elle marche après une victoire, et elle marche encore mieux après une défaite.

Équipement football féminin : quoi acheter pour débuter (sans se ruiner)

Le kit minimum

  • Protège-tibias (obligatoires en match, indispensables à l’entraînement)
  • Chaussettes de foot ou chaussettes hautes
  • Chaussures adaptées au terrain (stabilisées pour herbe, turf pour synthétique)
  • Tenue confortable (short/legging + t-shirt + veste légère)
  • Gourde (ça paraît évident, mais c’est la base)
À éviter au début : Inutile de tout acheter dès la première semaine. Beaucoup de clubs prêtent une tenue, et la croissance d’un enfant est rapide.
Commence simple, puis ajuste. L’essentiel, c’est la sécurité (protège-tibias) et le confort (chaussures adaptées).

Conclusion

Mettre sa fille au football féminin, c’est lui offrir un sport complet et un vrai collectif.
Le bon choix, ce n’est pas “le club le plus fort”, c’est le club où elle rentre à la maison en disant :
“j’ai pris du plaisir”. Le reste suivra.

Tu veux que j’aide à choisir un club ?
Dis-moi : l’âge de ta fille, la ville/secteur, et ce que tu cherches (loisir, progression, ambiance). Je te donne une check-list simple à appliquer lors d’une séance d’essai.

Voir les sources

FAQ – Football féminin : questions fréquentes

Pourquoi mettre sa fille au football féminin ?

Parce que le football féminin combine activité physique, confiance en soi, esprit d’équipe et plaisir. C’est un sport complet qui aide une fille à bouger,
à se faire des amies, à apprendre l’engagement et à s’affirmer dans un collectif.

À quel âge une fille peut-elle commencer le football ?

Dès 5-6 ans, on peut découvrir le foot de manière ludique. Entre 7 et 10 ans, on consolide les bases techniques. À l’adolescence, le football peut aussi être
un excellent levier d’intégration et de confiance, même en commençant “tard”.

Le football est-il un bon sport pour une fille timide ?

Oui, souvent. Le cadre d’équipe donne des repères, et la communication sur le terrain est naturelle. Avec un encadrement bienveillant, une fille timide peut
progressivement oser, prendre sa place et créer des liens.

Comment choisir un bon club de football féminin ?

Observe l’ambiance, la manière dont l’éducateur parle aux joueuses, l’intégration des nouvelles et la communication avec les parents. Un bon club cherche la progression
et le plaisir, pas seulement le résultat. Une séance d’essai est souvent le meilleur indicateur.

Quel équipement faut-il pour débuter le football féminin ?

Le minimum : protège-tibias, chaussettes de foot, chaussures adaptées au terrain et une tenue confortable. Inutile d’acheter du matériel “pro” au début :
le plus important est d’être à l’aise et en sécurité.

Le football féminin aide-t-il vraiment à la santé ?

Oui. Le football augmente l’activité physique globale, améliore l’endurance et la coordination. Les recommandations santé (OMS/CDC) insistent sur l’importance
d’une activité physique régulière chez les enfants et adolescents (voir sources externes).

Sources externes (références)